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L’espoir renait

Les beaux jours arrivent, les nuages noirs s’envolent, le soleil brille de nouveaux en moi…

Je repense à tout ce qui s’est passé et je sais que je suis sur le bon chemin, le chemin de la liberté… Encore que je n’ai pas retrouvé toutes mes capacités physiques mais mon esprit, lui, n’est plus enchaîné, torturé.

Je ressens un grand soulagement, je suis de nouveau prête à prendre soin de moi et me retrouver enfin… Et je ne me perdrai plus, je ne laisserai plus quiconque entrer dans ma vie pour la détruire.

Oui, je suis de nouveau pleine d’espoir ! Je savais bien que ce jour arriverait, parce qu’il arrive toujours, je l’attendais avec la plus grande impatience !

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Pour vous et moi, entre nous

Venez ici discuter librement et partager vos expériences de vie sans aucun jugement mais avec un grand respect. Vous serez écoutées, guidées, aidées, en toute quiétude par des femmes comme vous et moi.

Il est parfois difficile de mettre des mots aux maux, par peur du jugement, de l’incompréhension ou de honte, l’écriture dans l’anonymat peut être un exutoire, une libération.

Sortez de cette souffrance, libérez-vous, vivez !!

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Entre vide et désespoir

Ce soir je me sens vide… dépourvue d’espoir. Cet espoir qui me faisait tenir jusqu’ici s’évapore un peu plus à chaque larme qui coule, à chaque heure qui passe. Le temps me semble une éternité, ce sentiment m’oppresse, je ne le supporte plus, j’ai l’impression que la folie m’emporte… L’envie de disparaitre, voilà ce qui me trotte dans la tête, l’envie se fait de plus en plus forte.

Un sms de plus qui m’a boulversée… Pourquoi ne me laisse-t-il pas panser ma blessure, la blessure qu’il m’a laissée. C’en est trop, je ne peux plus, je n’y arrive plus. Voilà un mois que je lutte, que je lutte contre lui, contre ces sentiments de culpabilité, de honte, de manque, de vide, de solitude, de torture…

Je lui ai tout donné, mon âme, mon corps, ma liberté, il m’a tout volé, je ne sais plus qui je suis, je me renferme un peu plus chaque jour dans cette bulle, cette bulle qui m’étouffe, cette bulle qui me tue !

J’aimerais tant lui hurler ma colère, mais à quoi bon, il n’entend pas mes cris, il ne comprend pas qui je suis, il ne comprend pas le mal qu’il m’a fait. J’ai abandonné ma liberté pour lui, pour sa souffrance que j’ai voulu endosser, j’ai voulu l’aider, je comprends aujourd’hui mon erreur, je me suis perdue.

Toute cette souffrance, ces faux semblant, ces harcèlements… Mon corps et mon âme en portent encore les blessures, des blessurent qui resterons à vif à tout jamais.

La blessure d’avoir été jugée, dénigrée, salie, humiliée, harcelée, violentée, trompée, trahie, par l’homme qui prétendait m’aimer. Il disait m’aimer à la folie, il disait que j’étais l’amour de sa viela Femme de sa vie, il disait vouloir me faire un enfant… Tout n’était que manipulation et perversion, il fallait à tout prix que je me sente plus mal que lui, il contrôlait tout, je lui appartenait, il me crachait son venin en pleine figure… des conflits, encore et toujours des conflits, la violence des mots, la violence des gestes, la haine, le mépris, l’humiliation, le mensonge, la trahison…

O ma peine est si forte, je voulais tellement y croire, je voulais tellement le croire et pourtant… cette petite voix au fond de moi ne voulait et ne pouvait y croire. Elle l’avait démasqué dès le premier jour, elle me le répétait sans cesse mais je ne l’écoutais pas. Je comprend mieux aujourd’hui ces silences dans lesquels je me terrais.

Moi qui étais si heureuse avant…

J’avais repris goût à la vie, j’avais enfin pris ma liberté, la liberté d’aller où bon me semblait, la liberté d’être en phase avec mon esprit, mes envies, mes fantasmes, mon corps. Ce corps que l’on avait trop souvent mutilé, torturé, baffoué, violé… Ce corps, mon corps, je l’acceptais et le contrôlais enfin, j’avais appris à l’aimer, à l’apprivoiser, il était mon ami, mon allié. J’ai découvert l’amour a plusieurs, le respect, la liberté, le partage, l’échange, la séduction, la sensualité, le plaisir… Je me sentais enfin Femme et non plus un vulgaire objet, je me sentais libre et libéré de tout mon passé, je me sentais vivante pour la première fois, ça n’a duré qu’un temps…

Il est entré dans ma vie et tout a basculé, tout s’est écroulé. Je me suis peu à peu vidée de toute joie de vivre, de tout sentiment de bonheur, de liberté et de vérité… Tout n’était que faux semblant, il n’acceptait pas mon mode de vie, il ne m’acceptait pas telle que j’étais, une femme qui n’appartenait qu’à elle-même, une femme qui était si heureuse avant

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La même histoire qui se répète

Je me suis longtemps demandée pourquoi, Pourquoi est-ce toujours la même histoire ? Pourquoi vais-je toujours au danger ? Pourquoi encore et toujours la violence ?

  ” L’enfant qui est en nous va chercher, en amour, une situation déjà vécue pour parvenir cette fois à s’en rendre maître “  Ces amours qui nous font si mal de Patricia DELAHAIE

Aujourd’hui les doutes s’évaporent, le voile s’envole, tout s’éclaircit, je comprend enfin toutes ces années de souffrance : ce n’est pas une fatalité, je ne suis pas née pour souffrir et subir, je ne suis pas prédestinée à la violence, qu’elle soit physique, sexuelle ou morale, je ne suis pas masochiste ; je hais la violence, elle me terrifie, je suis même plutôt douillette, seulement, au lieu de fuir pour me protéger, je fonce tête baissée dans l’espoir que l’histoire change, que mon amour pourrait le faire changer… l’espoir et l’amour… Je ne peux m’y résigner, je ne peux y croire, je ne veux y croire, et pourtant…

Ai-je la force de lutter ? De continuer ?

On désespère, on est seule, seule face à notre souffrance, face à la violence, à l’humiliation, aux coup, aux cris, à la douleur, à la torture… On croit devenir folle, se demandant : ” Que se passe-t-il ? Qu’ai-je encore fait ? Pourquoi me fait-il tant de mal ? Comment fait-il pour pouvoir me tant faire du mal ? Pourquoi suis-je incapable de me défendre ? Pourquoi ? Pourquoi ? “, tant de questions restent en suspend, l’incompréhension nous envahie, la peur nous terrifie, la culpabilité nous inonde, la souffrance nous submerge, la solitude nous empare, la terre s’écroule sous nos pied, nos rêves s’anéantissent, notre âme saigne… Et ce corps qui ne réagit pas… La souffrance est atroce, le monde s’arrête,la vie se brise…

On désespère puis espère que quelqu’un entendra, viendra nous sauver, nous délivrer mais personne ne vient…

Le corps et l’esprit se dissocient, le corps s’anesthésie, l’esprit s’évade, on devient alors spectatrice de la scène, inerte ; on encaisse encore et toujours, on se laisse faire, on attend, impuissante et passive, que le temps passe, que la crise cesse, puisqu’elle cesse toujours… La souffrance est atroce, notre monde s’arrête, notre vie se brise, l’espoir disparait…   

Et pourtant, le lendemain, on se lève, on va dans la salle de bain, seulement, ce matin là, on ne se regarde pas dans le miroir comme avant, rien n’est comme avant, on ne se maquille pas, on masque le bleu que l’on a sur la joue, on se s’habille pas, on couvre notre corps, on tente de camouffler toute trace de la veille, on tente d’oublier, de faire ” comme si “, notre corps est éteint, inanimé, inexpressif, notre esprit, lui, s’en souvient…

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